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 "'Cause I won't go, I can't do it on my own. If this ain't love then what is ?" ♥ Alistair

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MessageSujet: "'Cause I won't go, I can't do it on my own. If this ain't love then what is ?" ♥ Alistair   Mar 25 Oct - 17:18

    Il marchait dans le couloir, il voyait la porte, il savait ce qu’il y avait derrière, il savait qu’il touchait au but, qu’il y était presque. Il accéléra le pas, un mauvais sourire accroché aux lèvres. Il jubilait. Après des années de recherches, de souffrances, de travail acharné, de nuits dans les pires quartiers de Londres avec les pires fréquentations possibles, après des nuits sans sommeil, des journées tourmentées, il y était presque. Il allait achever cette terrible vengeance. Il aurait dû être terrifié, mais en fait, il brûlait d’impatience. C’était l’achèvement qu’il recherchait depuis tant d’années. Oh, bien sûr, il allait tout perdre. For l’honneur. Et la fierté, et l’orgueil. C’était une revanche terrible, mais elle était nécessaire. Il allait décevoir des gens, peut-être même qu’il allait rendre certaine personnes vraiment très malheureuses, mais s’il le connaissait, s’il le comprenait, alors ils pourraient comprendre. Alors, il marchait, décidé, vers ce qu’il croyait être son destin. Et à deux centimètres de la porte, à deux centimètres de ce qu’il recherchait tant. Il entendit un cri. Puis un coup de feu. Il se retourna. Et ce qu’il vit le terrifia. Alors il cria. « Alistair ! »

    Heathcliff se réveilla en sursaut, se redressant brusquement dans son lit, tremblant et couvert de sueur. Il se laissa aller contre le mur, tentant de calmer sa respiration. C’était un cauchemar. Ce n’était qu’un cauchemar. Juste un cauchemar. Il se leva pourtant et sortit dans son salon, alluma la lumière. A travers la large bais vitrée qui illuminait la pièce, on voyait Londres s’illuminer lentement. Heathcliff marcha jusqu’à la cuisine, observant les étalages de livres qui tapissait le mur de son salon. Il se laissa tomber sur l’un de ses hauts tabourets, et ainsi, il regarda le jour se lever sur Londres. C’était un spectacle édifiant que de voir, lentement, la lumière doré illuminer Hyde Park, avec les feuilles des arbres recouvertes de rosée, les écureuils qui se réveillait à grand peine et commençait à chercher à manger, et puis, soudain, les gens qui sortaient, qui entrait dans les cafés, les restaurants pour prendre leur petit déjeuner, et puis qui sortait soudain, s’apercevant qu’ils étaient en retard, et qui courrait vers une bouche de métro parce que, déjà, malgré l’heure matinale, il était impossible d’attraper un taxi. Et puis, peu à peu, les enfants sortaient aussi, sautillait joyeusement dans Hyde Park qu’ils empruntaient pour aller à l’école et d’autre couraient pour ne pas manquer leur bus. C’était un mélange joyeux et musical qui pouvait mettre de bonne humeur n’importe qui. Mais pas Heathcliff. Pas aujourd’hui en tout cas.
    Il finit par sortir de sa léthargie et commença à préparer une tasse de café. Il n’aimait pas beaucoup ça, il préférait le café, mais il avait besoin de quelque chose de beaucoup plus fort pour ce qu’il devait faire ce jour-là, et c’était sans doute la seule chose qui pouvait lui mettre les idées au clair. Il avala donc un café brûlant alors même qu’il était encore tremblant de sueur. Il avait froid à présent. Le café ne parvint pourtant pas à lui mettre les idées au clair. Il avait l’esprit brumeux. Il n’avait pas envie de sortir de cet état-là. S’il en sortait, il savait quelle décision il prendrait, et il n’en avait pas envie. Ce n’était pas humain de lui retirer cela. Parce qu’il savait qu’il ne le récupérerait jamais. C’était à vous déchirer le cœur. Mais c’était comme ça. Il alluma son téléphone et machinalement, regarda ses appels en absence. Ses parents adoptifs, Jude, un numéro inconnu qu’il supposait celui de la mère de Jude dont la fille avait sûrement utilisée le téléphone pour forcer Heathcliff à répondre, diverses personnes de sa société londonienne qui avait sûrement laissé des invitations sur son répondeur… Rien d’anormal. Cela fait, il décida d’aller prendre une douche. Il détestait ça mais se força à la prendre glacé. Il sortit, définitivement gelé, définitivement réveillé. A demi enveloppé dans une serviette, il fixa son visage dégoulinant d’eau froide dans le miroir. Il croisa son propre regard. Et il baissa les yeux. Ce qu’il y lut ne lui plu pas. Mais il devait l’affronter. Il fixa son regard, un long moment. Jusqu’à y lire de la détermination. Alors, il tourna le dos et sortit.
    Il devait sortir aussi s’était-il habillé, quoique plus simplement qu’à l’accoutumé. Il portait un pull gris en grosse maille, un pantalon noir et des bottines grises lacées qui avaient l’air tellement usé qu’il suffisait de les regarder pour savoir qu’elles étaient neuves. Il attrapa une besace, jeta quelques affaires dedans et sortit de son appartement. Il aurait pu appeler son chauffeur, prendre un taxi ou le métro, mais il ressentait le besoin de marcher, aussi parcourut-il Londres jusqu’à l’université. Il n’avait qu’un seul cours ce jour-là, mais il s’y rendit tout de même, quoique fort préoccupé. Une fois sortit de l’université il prit machinalement son téléphone et regarda ses appels manqués. Il recevait en moyenne une vingtaine d’appel par jour quoiqu’il se donnait rarement la peine de répondre. Alors qu’il tenait son téléphone, celui-ci sonna. Sans même regarder qui tendait de le joindre, il ignora l’appel. Et si c’était Alistair ? Il chassa cette idée de son esprit et se mit à marcher beaucoup plus vite. Il arriva à son appartement beaucoup plus tôt qu’il ne l‘avait imaginé parce qu’il avait marché vite. Il était essoufflé et un peu fatigué. Et surtout désespéré. Il lâcha son sac devant la porte et se laissa tomber en soupirant sur son canapé. Il ne pouvait plus reculer. C’était maintenant. Il décrocha son téléphone.
    Ce qu’il fit était quelconque, et c’était en cela que c’était terrible. Aussi parce qu’il était un si bon acteur. Il ne fit que laisser un message sur le répondeur d’Alistair. Ce même message qu’il avait laissé des milliers de fois. Il demandait simplement à Alistair s’il pouvait le retrouver chez lui. La violence de l’attaque tenait en ce qu’elle avait l‘air banale. C’était tellement habituel ! Pourtant, Heathcliff devait le faire. Il devait dire à Alistair qu’il refusait de le voir, à présent. Comme ça, sans explication. Il allait devoir planter ses yeux dans le regard d’Alistair et lui dire que ça n’était plus possible. Qu’il ne pensait plus à lui. Qu’il n’avait plus besoin de lui, et pire, qu’il n’avait jamais eu besoin de lui. C’était triste à dire, mais Heathcliff passait sa vie à mentir, alors il savait très bien le faire. Il le faisait pour une bonne raison. Il ne voulait pas qu’Alistair sache. Il n’avait pas tellement peur de le faire fuir, il connaissait assez Alistair pour savoir qu’il lui en faudrait bien plus que cela. Mais il refusait de mettre sa vie en danger. Et il savait qu’en restant près de lui, il le mettait en danger, indéniablement, parce que tous les moyens étaient bons pour l’atteindre, et que s’il fallait blesser, et même peut-être tuer des gens pour se faire, certaines personnes n’hésiteraient pas une seule seconde. Cela dit, il pensait suffisamment connaître le caractère d’Alistair pour être persuadé qu’il ne comprendrait pas. Pire, il n’aurait certainement pas peur. Et pourtant, il devait avoir peur. Heathcliff, lui, n’avait pas peur. Pas pour lui-même, mais pour ses proches. Qui était, au demeurant et heureusement pour eux, fort peu nombreux. Heathcliff se voyait mal expliquer très calmement à Alistair que c’était dangereux et tenté de le raisonner sans pour autant lui dire la vérité. Il savait qu’Alistair n’était pas quelqu’un de facilement corruptible. Lui, en revanche, l’était. Il refusait qu’on joue avec la vie des gens. Il avait retourné toutes les possibilités dans sa tête des dizaines de fois et en était venu à la conclusion que, non, définitivement il ne pouvait pas dire à Alistair « je te quitte parce que je te met en danger mais je t’aime quand même. » Même Alistair, qui, était exceptionnellement intelligent, pouvait admettre beaucoup de chose ne pourrait pas comprendre une telle chose. Sa raison l’aurait admis, sans doute, c’était un argument tellement sensé. Mais l’amour est si peu sensé. Alors Heathcliff avait décidé qu’il allait se contenté d’adopter un air froid et de débiter ses mensonges sur un ton qui démontrerait la rationalité absolue de ses propos.
    En vérité, Heathcliff était terrifié à l’idée de ce qu’il allait faire, parce qu’il n’avait aucune idée de la manière dont Alistair allait réagir. Heathcliff avait pourtant eut le temps d’appréhender son caractère. Il le connaissait. Mais Alistair restait un jeune homme très secret. Reproche que Heathcliff ne pouvait dûment pas formuler, ayant lui-même un nombre assez impressionnant de secrets à son actif. A commencer par une chose pas plus compliqué que son nom. C’était dire. On ne pouvait pas prévoir ses réactions, pas plus qu’on ne pouvait prévoir celles d’Alistair. Ca plus les secrets, c’était peut-être pour cela qu’ils allaient si bien ensemble. Et aussi pour cela qu’ils allaient s’entre déchirer. Fatalement. Alors Heathcliff redoutait ce moment. Il voyait mal Alistair se récrier bruyamment, protester vigoureusement ou bien exiger des explications. Il savait qu’Alistair comprendrait que quelque chose n’allait pas. Ils se connaissaient, c’était inévitable. Parfois, parfois ils se ressemblaient tellement… Alors il sentirait peut-être le malaise, le malaise impalpable, sans pourtant dénicher dans les propos l’horrible mensonge. En fait, Heathcliff aurait préféré qu’il prenne la nouvelle avec indifférence, qu’il accepte sans rien dire, ou même qu’il lui dise qu’il le savait, et que de toute façon, il ne ‘lavait jamais aimé. Ce n’était pas que cela lui aurait fait plaisir d’entendre ça, bien sûr. Mais il savait que c’était ce qu’il y aurait de mieux pour lui. Cela dit, il redoutait la perspicacité d’Alistair. Peut-être le choc prendrait l’ascendant sur son brillant esprit ? Serait-il même choqué ? Heathcliff ne pensait pas qu’Alistair puisse se douter de quoi que ce soit, mais il lui était impossible d’affirmer sa pensée avec certitude. Peut-être qu’il avait le pouvoir de lire les esprits, même les plus imperméables ? Heathcliff espérait sincèrement que e n’était pas le cas. L’image de son cauchemar était encore vive à son esprit, et ce qu’il y voyait lui semblait horrifiant. C’était tout ce qu’il avait toujours redouté. C’était pour cela qu’il s’était réfugié à Londres. Pour laisser ses parents en sécurité dans le Yorkshire du Nord. Il évitait le plus possible Jude, lui posant des lapins autant de fois qu’il le fallait pour la vexer – ce qui, malheureusement, n’était pas très facile. Il avait décidé depuis longtemps de ce qu’il devait faire. Il n’avait pas le choix. Ou du moins, il ne se le donnait pas. Il n’avait pas le droit d’avoir la choix, il n’avait pas le droit de dire qu’il renonçait sous prétexte qu’il y avait devant lui probablement tout ce dont il avait pu rêver quand il avait sept ans. C’était de l’ingratitude. Et il refusait d’être un lâche.

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